Anne-Claude Demierre

"AVEC LES FRIBOURGEOIS ET FRIBOURGEOISES, JE VEUX POURSUIVRE LE CHANGEMENT"

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Anne-Claude Demierre, conseillère d'Etat

- Anne-Claude Demierre, vous êtes candidate à un nouveau mandat au Conseil d'Etat. Appréhendez-vous la campagne qui arrive?

Anne-Claude Demierre: Au contraire, je me réjouis de ces moments de rencontres, de débats et d'échanges. L’engagement et l'action politiques reposent autant sur des convictions que sur la proximité avec la population. Le temps de la campagne est ainsi un espace, où l'on peut prendre du recul, faire un bilan et surtout se projeter vers l'avenir.

L'exercice du pouvoir ne vous a-t-il pas éloigné de la population et de ses préoccupations?

Non, c'est l'inverse qui s'est produit. Le lien étroit que je tisse au quotidien avec les Fribourgeois et les Fribourgeoises est même indispensable pour mener à bien les réformes que j'ai engagées à ce jour à la tête de la Direction de la santé et des affaires sociales. Rester en permanence à l'écoute est un engagement fort face aux responsabilités qui m'ont été confiées. Cette culture de la proximité est surtout le fondement de ma manière de faire de la politique. On ne dirige pas un dicastère comme le mien depuis une tour d'ivoire!

- Qu'avez-vous à dire aux Fribourgeois et Fribourgeoises pour les convaincre de vous accorder un second mandat?

- Durant cette législature, j'ai lancé ou concrétisé de nombreux projets. Tous ont pour objectifs communs le renforcement de la cohésion sociale et l'amélioration de la qualité de vie de la population fribourgeoise. J'aimerais ainsi dire à mes concitoyennes et mes concitoyens qu'il reste encore beaucoup à faire pour le bien commun de toutes et tous, pour la justice sociale et pour un système de santé publique efficace et accessible. Avec eux, ensemble, je veux poursuivre le changement que j'ai amorcé avec passion et détermination à la tête de ma direction.

- Concrètement, quelles sont les priorités que vous vous êtes fixées pour le début de la prochaine législature?

La mise en place d'une politique globale en faveur des personnes âgées favorisant leur autonomie et valorisant leurs compétences est un dossier prioritaire, que je veux mettre en œuvre d'ici 2013. Je veux également engager des ressources importantes pour relever le défi que représente la pénurie de médecins et de personnel  soignant qui s'étend à toute l'Europe et qui touche aujourd'hui nos réseaux hospitaliers et nos institutions. Enfin, je veux continuer à renforcer notre politique familiale, en menant à bien la réforme des prestations complémentaires pour famille.

- La crise financière a plutôt été bien digérée par la Suisse. Est-ce à dire que la ministre socialiste a moins de travail sur le front social?

Non, bien au contraire. En 2011, des familles entières ne peuvent encore pas décemment gagner leur vie grâce aux revenus de leur travail. C'est tout bonnement inadmissible. Ces travailleurs pauvres triment sans relâche pour joindre les deux bouts à la fin du mois. Ils sont voués à la précarité et finissent pour la plupart à l’aide sociale. La droite ne donne pas de signaux significatifs, qui permettrait de redresser le niveau indigne de certaines rémunérations. Aujourd'hui, la cohésion sociale de notre pays est clairement menacée, parce que les fruits de la croissance ne sont pas équitablement partagés. Cette évolution, je la condamne et je la combats, car elle est aussi incompréhensible que scandaleuse.

- Que doit-on retenir de votre action lors de la dernière législature?

- Avant tout: ma passion, mon engagement et ma détermination à faire avancer mes idées dans un gouvernement à majorité bourgeoise. Il a fallu trouver des solutions à des problématiques complexes, chercher le consensus, sans pour autant lâcher prise sur l'essentiel. Plusieurs dossiers nous ont apporté, à mes collaboratrices et collaborateurs, ainsi qu'à moi-même, de grandes satisfactions, car ils contribuent à apporter une meilleure qualité de vie aux Fribourgeoises et aux Fribourgeois. La victoire en votation populaire sur la fumée passive, la concrétisation de la planification hospitalière, la création du Réseau fribourgeois de santé mentale, le renforcement de la politique familiale, notamment grâce à la création d'une allocation maternité pour toutes les mères du canton, l'ouverture du guichet social ainsi que le loi sur l'accueil extrafamilial font partie de celles-là. Mais, aujourd'hui, l'important n'est pas ce qui n'est plus à faire, mais c'est bien tout ce qui reste à construire et à imaginer pour Fribourg!

www.acdemierre.ch

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